(...suite) Pour la soirée Min-Joo (ma buddy) m’a invité à un mini festival auquel elle participe. Jusque là je n’ai pas vraiment réussi à déterminer de quoi il sera question mais tentons l’aventure. Le plus gros de l’aventure a été de trouver le bon bus pour m’y rendre…en chemin un coréen m’interpelle et me demande en anglais : veux-tu que je te révèle la vérité de l’univers ? Je crois que j’ai une tête d’athée aujourd’hui. C’est un taoïste avec qui je parle avec plaisir. A vrai dire ça m’amuse d’échanger dans un anglais approximatif des propos philosophiques. Il m’entretient de paradigme, d’animisme, de connaissance qui mène à la véritable liberté dans une langue qu’il ne maîtrise pas beaucoup. Je m’amuse de ces techniques d’approche, je connais des chrétiens qui utilisent les mêmes (genre « que fais-tu comme études ?»). Bref, finalement il me conduit devant l’arrêt de bus. Le festival en question est en fait une fête de village en plein Séoul. Une source coupe la grande route en deux et dans un bras de la rivière a été construit un terrain de basket. C’est là que se déroulent les festivités. On est venu en famille avec de grandes couvertures. Petits et grands sont assis en tailleur pour regarder le spectacle. Je me crois à la fête de l’école du dimanche. Tout le monde met son grain de sel. Les petits chantent en tenant des posters et les moyens font la danse des papillons. Une danseuse traditionnelle vient ensuite nous charmer puis suit une pièce mimée sur l’indépendance de la Corée…comme j’aime les mimes en langue étrangère ! Le tout est conclut par un film projeté sur écran géant. Et je me retrouve dans ce cinéma en plein air au milieu des familles bruyantes qui sortent leur pop-corn coréen (gimpab : rouleau de riz fourré aux légumes) pour regarder ce film sous-titré…ouais !...en coréen…ah. Je crois que j’ai compris l’intérêt qu’avait Jessica à regarder la télé pendant des heures. On saisit quelques subtilités, la trame principale. De toute façon c’était une histoire de gros montre qui menace la ville donc les dialogues n’avaient pas l’air très philosophiques. Grumpf, miam et glups sont des mots universels ! En tout cas j’étais assez fière de moi puisqu’à la fin de la séance mon record de lecture de sous-titre était de trois mots…bientôt « fluent in korean » ! La fin était célébrée par des cierges magiques (c’est vrai après tout pourquoi ne se faire plaisir qu’à Noël, je voudrais avoir des cierges magiques plus souvent !). Bref, je n’avais toujours rien compris au pourquoi de ce mini-festival et d’où venaient tous ces gens. Heureusement que je suis finalement tombée sur Min-Joo qui a comblé mes lacunes. J’avais participé à une bonne cause sans m’en apercevoir : c’était son association écolo qui avait organisé cette petite fête. Chacun y avait mis la main à la pâte. La source qui passait à côté de nous allait prochainement être polluée à cause de la construction d’une autoroute. Ragaillardie par cette action planéto-bénéfique j’ai fermé les yeux sur ce monde dont les tenants et les aboutissants m’échappaient encore trop souvent. Je comprendrais un jour…
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1 commentaire:
ah jme disais bien que c'était d'asie le clavier!! tatam... on en avait un spécimen à lyon au GBU!
au fait, ça s'écrit "cosy"...héhé
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