
Je trouve qu'on a tous des têtes de vainqueurs dans nos habits de moines novices. Je garde plutôt un bon souvenir de cette découverte du bouddhisme. Mis à part les 108 agenouillements à 4h du matin bien sûr. Mais on avait des moments "entretiens avec un moine anglophone" qui étaient vraiment intéressants. Notre interlocuteur était un ancien étudiant marxiste qui avait participer aux manifestations de 1987. A la fin de cette période de trouble il a décidé de devenir moine bouddhiste. Pourquoi pas finalement...?! J'avoue qu'il y a encore quelques zones de flou pour moi dans cette philosophie-religion. Je reste perplexe quant à la possibilité de s'auto-déclarer illuminé. Mais sinon on bénéficiait d'une équipe encadrante très féminine, aux petits soins qui nous donnaient des ricecakes en privé quant elles estimaient que le repas n'avait pas été suffisant. D'ailleurs notre moine référant m'a alluciné par la quantité de nourriture qu'il n'ingurgitait pas. Une cuillère de riz, deux trois légumes puis c'est fini. Il avait pourtant l'air en pleine santé...je suis sûre qu'il avait une réserve de kimchi sous son oreiller. On a aussi fabriquer des lanternes et fait de la calligraphie. Carlos était tout heureux de faire des travaux manuels, il était apparemment spécialiste dans son enfance. Puis on a eu droit aux cérémonies du thé, au balayage de la cour, au lever à 3h du matin, au repas en silence et compagnie. Pas faché d'être chrétienne quand même !








