Eh oui ! Depuis une semaine ça défile à Séoul. Premier arrivé : Jonathan. Bon je passe sur les détails des retrouvailles larmoyantes ;-) La deuxième dans la liste fut Souraya, une amie de l’école qui a fait son semestre à Hong Kong. Ca m’amuse beaucoup de balader tout ce petit monde dans ma capitale, de faire la star en parlant coréen, de leur montrer mes coins favoris, mes resto chéris, de répondre à leurs questions d’étrangers interpellés (quand j’y arrive, j’avoue que j’ignorais si l’essence était subventionnée ou pas mais qui s’en préoccupe vraiment ?!). Jonathan me sort quelques perles. Il peut me lancer à propos d’un bâtiment d’un palais « il est plus sympa que l’autre celui-là ». Il s’amuse du fait que tout le monde est rangé. Il me dit qu’ils ont tous l’air sympathiques et inoffensifs. Il faut dire que tous les coréens sont aux petits soins ; entre ceux qui viennent spontanément pour nous aider, les chauffeurs de bus qui font des détours pour nous déposer devant chez nous et ceux qui nous emmène en voiture pour ne pas qu’on perde de temps. On revient de deux jours à la montagne pour faire du ski et je dois dire que c’est passé comme une lettre à la poste. On ne savait pas où dormir, comment louer des skis et quel bus prendre pour rejoindre la station mais on a suivi le guide : il y avait toujours un coréen pour nous prendre sous son aile. Je crois qu’on a goûté notre moment le plus extraordinaire à la fin de notre longue après-midi de ski. On devait reprendre la navette pour rentrer dans la ville de notre minbak (chambre louée par l’habitant). Seulement quelle navette prendre ? On fait le tour du parking, on tombe sur pleins de bus de tourismes. On se rabat sur des bus verts qui ont l’air public. On monte dans le premier qui passe. Il nous emmène à l’endroit opposé de là où on voulait aller. Le chauffeur de bus arrivé à destination s’aperçoit bien qu’on a l’air perdu. Il nous baraguine en coréen, je comprends deux mots. Je lui tends notre clé d’hôtel. Il y a un numéro de téléphone dessus. Il appelle, demande à la personne au bout du fil où se situe cet hôtel. Il nous ramène plus bas et nous remet entre les mains du personnel de la station. Ils nous expliquent qu’à 18h il va se passer quelque chose et qu’il faut patienter en attendant. Alors ils nous ouvrent leur cahute chauffée pour qu’on n’attende pas dans le froid. Vient 18h et avec lui un bus. Les deux filles qui prennent soin de nous expliquent au chauffeur notre situation. Il bougonne. On monte. Il s’est avéré que notre hôtel n’était pas vraiment sur la route du bus. Le chauffeur a fini par déposer tout le monde et par nous laisser juste devant notre hôtel avant de repartir. Plutôt sympa. On a eu droit au comité d’accueil à l’arrivée, à trois coréens enthousiastes de nous voir arrivés à destination qui se sont empressés de ranger nos skis. De vrais assistés j’vous dis ! Je me suis quand même aperçue lors de cette petite virée que j’avais atteint un niveau de coréen suffisant pour comprendre et me faire comprendre. Quel plaisir de faire connaissance sur le télésiège et de s’entendre dire ‘Je t’aime’ par deux jeunes coréens qui ne connaissent que ce mot de français ! Plus habituée aux us et coutumes j’ai aussi moins peur de tester du nouveau, d’aller dans des endroits reculés sans avoir beaucoup d’information, de me lancer dans des entreprises foireuses. J’ai le cadre sécuritaire suffisant pour faire ça : je connais les menus des restaurants, le fonctionnement des lieux pour dormir, le système des bus et je peux me dépatouiller en coréen. C’est le début de la liberté en pays étranger ! Bon évidemment il y a toujours des aléas, le dernier en date étant une attente de plus d’une heure dans le froid glacial dans l’expectative d’un bus peut-être inexistant. Mais au moins quelqu’un avait eu la bonne idée d’apporter un canapé au milieu de cet arrêt de bus. On s’est donc pelé confortablement :-)
Ce soir l’aventure continue avec l’arrivée d’Amandine, j’ai hâte !
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1 commentaire:
C'est vrai que jusqu'à présent tu ne t'étais pas lancée dans des entreprises foireuses. Il n'y avait que du planplan :-)
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