PP en Corée

PP en Corée

lundi 10 décembre 2007

Daily life

Ce matin j’ai le sourire aux lèvres. Et ce n’est pas l’examen d’économie coréenne qui me l’aurait enlevé. Il est passé comme une lettre à la poste. Tranquillou, sans pression, comme tous les examens ici. J’ai simplement eu un blocage sur ABS, j’avais aucune idée de ce que ça pouvait vouloir dire. Je me suis abstenue de parler d’Antiblockiersystem. J’avais comme l’impression de ne pas être sur la bonne piste…
En sortant j’avais presque la larme à l’œil. Le prof nous a invité à passer dans son bureau au mois de janvier pour réclamer une invitation au resto…quelque soit la note de notre examen bien sûr ! J’apprécie vraiment la décontraction des profs ici. Ils ne s’embarrassent pas d’une distance inutile. Ils débarquent avec des pulls en laines Bugs Bunny et font livrer des pizzas pour tout le monde en plein milieu du cours. Le mieux c’est quand ils vous accompagnent prendre un verre au bar du coin, ça en devient inquiétant. Ca reflète bien comme les relations intergénérationnelles sont beaucoup plus naturelles ici. De toute façon tout le monde se mêle de la vie de tout le monde qu’on soit grand-mère ou gamine.
Après le départ précipité du prof, c’était au tour de Monique l’Australienne de nous faire ses adieux. Ca me fait tout drôle quand les gens me disent au revoir. C’est comme si je ne voyais pas de quoi ils parlaient. C’est trop soudain. Mais les compatriotes tchèques ont séché mes larmes bien vite. J’ai attrapé un réel fou rire en les entendant parler entre eux. C’était irrésistible de les voir gesticuler, parler à toute berzingue en roulant les mots dans leur bouche. Quelle langue ! On a décidé avec Jacub (le tchèque n°2) de ne pas se laisser abattre. Lui et moi ne partons pas avant trois semaines. Alors pour se venger de tous ceux qui nous quittent on a planifié une fête pour samedi. Y’a pas de raison de se morfondre sur son sort !
En attendant j’ai l’impression de tout voir pour la dernière fois. Et je souris en jetant un regard ému sur les excentricités coréennes. Maintenant que je suis dans la perspective du départ tout est couvert d’un voile de nostalgie. Même ce qui m’énervait il y a encore une semaine m’enchanterait presque aujourd’hui. J’étais dans le métro pas plus tard que tout à l’heure et je dois dire que j’étais aux anges. Une adjuma (femme d’âge moyen) vendait des gants. Pas dans les couloirs, ce serait trop normal mais DANS la rame de métro. Elle brayait : cheon won, cheon won (1000 won). Et le pire c’est que son marketing agressif marchait du tonnerre, les gens lui achetaient des gants à tour de bras. Toujours ce vieux système B qui ne les choque pas. Il y a même une grand-mère qui lui a échangé sa vieille paire de gants contre des neufs. Un vrai marché aux puces où tous les coups sont permis. Loin d’être agacée par ce remue ménage, j’arborais un sourire indécrochable.
Ces coréens ont failli avoir ma peau mais au fond je crois que je les aime bien…

2 commentaires:

Nathou a dit…

oh, pleure pas...
on te fera plein de bisous quand tu rentreras, on fêtera ça et tout et tout ! t'inquiète, tu verras, c'est bien aussi la France !
bon courage si les exams sont pas finis et rdv en janvier
imprègne toi de Corée pour en avoir ta dose avant de partir et tout nous raconter.
bizzzous

Anonyme a dit…

Je ne sais pas si tu regretteras la Corée, mais nous, on pleurera de ne plus partir à la découverte de ta prose la plus récente !
Reste encore un peu, s'il te plait !
La Mémé .